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Lucile Woodward : à 45 ans, elle a compris que sa santé devait passer avant le sport

Coach sportive, ancienne journaliste scientifique et diplômée en biologie, Lucile Woodward a fait du mouvement son métier. Pourtant, son rapport au corps n’a pas toujours été aussi apaisé. Entre 18 et 25 ans, elle raconte avoir cherché à atteindre une minceur qui ne correspondait pas à sa morphologie. Régimes, variations de poids, injonctions physiques… C’est lors de sa première grossesse qu’elle commence à faire davantage confiance à son corps.

Aujourd’hui, à bientôt 45 ans, elle traverse une nouvelle période de transformation. Périménopause, sommeil, alimentation, muscle, cardio : son expérience personnelle comme sa formation scientifique ont profondément fait évoluer sa manière d’envisager la santé après 40 ans.

Après 40 ans, le sport ne consiste plus seulement à se dépasser

Pour Lucile Woodward, la musculation devient incontournable avec l’âge. Elle recommande notamment deux séances d’environ 30 minutes par semaine, associées au cardio et à la mobilité. Mais elle met aussi en garde contre une vision du sport fondée uniquement sur le dépassement de soi.

À ses yeux, les performances des sportifs de haut niveau ne doivent pas devenir un modèle de santé pour tout le monde. Son objectif est désormais différent : pouvoir continuer à bouger longtemps. « D’abord, c’est ma santé, mon corps et ma longévité. »

Dix ans de douleurs avant le diagnostic

Cette conviction a aussi été façonnée par son propre parcours médical. Pendant près de dix ans, Lucile Woodward souffre du dos. Kiné, ostéopathie, anti-inflammatoires… ses douleurs sont régulièrement attribuées au stress. En 2024, après une crise particulièrement intense, une IRM puis une consultation en rhumatologie conduisent finalement au diagnostic d’une spondylarthrite.

Elle raconte le choc de l’annonce, puis les changements qu’elle a personnellement mis en place en parallèle de son suivi médical, notamment dans son alimentation. Elle insiste sur le caractère individuel de cette expérience et explique avoir aujourd’hui beaucoup moins recours aux anti-inflammatoires.

Périménopause, insomnies et nouveau rapport au corps

Lucile Woodward revient également sur ses années d’insomnie et sur le rôle qu’a joué la périménopause dans son parcours. Après avoir été aidée une première fois par une thérapie cognitivo-comportementale, ses troubles du sommeil réapparaissent. À 43-44 ans, une gynécologue lui propose alors, sur prescription, un traitement par progestérone. Elle raconte avoir ressenti un changement spectaculaire sur son sommeil dès les premières prises.

Nutrition, oméga-3, fer, musculation, cardio, sommeil, santé intestinale mais aussi rapport au poids : Lucile Woodward partage ce qu’elle a appris en avançant en âge, sans présenter son expérience comme une recette universelle. À bientôt 45 ans, elle dit d’ailleurs vivre très bien le temps qui passe : vieillir représente pour elle la chance de continuer à voir grandir ses enfants et à faire des projets.

Son mantra résume peut-être le mieux cette nouvelle façon d’envisager le sport et la santé : « Faire du bien sans se faire de mal. »

Retrouvez l’interview intégrale de Lucile Woodward sur la chaîne YouTube Rewell.

Anne-Sophie

Anne-Sophie

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