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Céline Roy : « Notre corps ne nous trahit jamais, il nous informe »

À 16 ans, lorsqu’elle arrive en danse-études, Céline Roy entend qu’elle n’est pas assez grande, pas assez souple, pas assez musclée. Des exigences qu’elle attribue au monde de la danse classique et à certains enseignants, mais qui ne l’empêchent pas de conserver un rapport plutôt bienveillant à son corps.

Ce parcours lui donnera surtout une connaissance très fine du mouvement et une rigueur sur lesquelles elle s’appuie encore aujourd’hui. Danseuse, puis professeure, elle se forme à différentes pratiques et travaille auprès de sportifs de haut niveau, de personnes souffrant de douleurs ou de pathologies et d’adolescents polyhandicapés. Des expériences qui contribueront progressivement à faire naître sa propre méthode.

À bientôt 52 ans, Céline Roy s’intéresse particulièrement à ce qui change dans le corps des femmes avec l’âge, la périménopause et la ménopause.

Après 40 ans, faut-il changer sa façon de bouger ?

Prise de ventre, perte de masse musculaire, douleurs, stress, inflammation… Céline Roy explique pourquoi, selon elle, continuer à s’entraîner exactement comme avant n’est pas toujours la bonne réponse.

Peut-on encore fabriquer du muscle à 50 ou 60 ans ? La marche suffit-elle ? Faut-il faire moins de sport à haute intensité ? Que penser de la créatine ? Pourquoi le ventre change-t-il à la ménopause ? Et faut-il vraiment considérer les douleurs comme une conséquence normale de l’âge ?

Son approche repose sur une conviction : « Notre corps ne nous trahit jamais, il nous informe. » Plutôt que de chercher systématiquement à le contraindre ou à le corriger, elle invite à ralentir pour mieux l’écouter, en accordant une place essentielle au mouvement, à la respiration et au relâchement.

Se réinventer après 50 ans

L’interview raconte aussi une autre transformation. Celle d’une femme qui a élevé seule ses deux filles, développé sa méthode autour de 40 ans et vu sa vie professionnelle prendre une nouvelle dimension après le confinement.

Céline Roy revient également sur le départ de sa dernière fille pour New York et sur ce sentiment de vide auquel elle ne s’attendait pas. Après une semaine de vraie tristesse, elle raconte avoir peu à peu retrouvé davantage de temps pour elle, ses amis et une vie avec moins de contraintes quotidiennes.

Du corps qui change au syndrome du nid vide, du stress au vieillissement, Céline Roy défend finalement une même idée : avancer en âge ne signifie pas renoncer, mais apprendre à faire autrement.

Retrouvez l’interview intégrale de Céline Roy sur la chaîne YouTube Rewell.

Anne-Sophie

Anne-Sophie

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