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Comment muscler son périnée efficacement après 40 ans ?

Une goutte qui s’échappe quand on rit un peu trop fort, un impression de tiraillement dans le bas-ventre après un séance de sport, une lourdeur dans le bassin en fin de journée. Ces petits désagrément qui ont un vrai impact sur la qualité de vie sont souvent mis sur le compte de l’âge, des grossesses passées ou de la ménopause. Pourtant, ils sont surtout liés à une zone clé du corps, trop longtemps oubliée : les muscles du plancher pelvien.
Bonne nouvelle : il est possible de les renforcer en douceur, de retrouver du confort dans le quotidien et de se sentir plus en confiance dans son corps. Dans cet article, nous allons explorer comment prendre soin du périnée avec des explications claires, des exercices de musculation et de renforcement musculaire faciles à réaliser.

Sommaire

Comprendre votre périnée : le pilier discret de votre bassin

Périnée, plancher pelvien et organes : comment tout cela fonctionne ?

dessin du bassin d'une femme

On parle souvent de “plancher pelvien” sans toujours visualiser ce que c’est réellement. Imaginez un hamac musculaire, tendu entre le pubis à l’avant et le coccyx à l’arrière, qui ferme le bas du bassin : c’est le périnée. Il est constitué d’un ensemble de muscles, de ligaments et de fascias qui soutiennent les organes du petit bassin : vessie, utérus et rectum.

Le plancher pelvien s’ajuste en permanence aux comportements du corps, aux changements de pression (quand on tousse, qu’on rit, qu’on porte une charge), à la respiration et aux variations hormonales. Quand tout fonctionne bien, il se contracte et se relâche de manière automatique, sans que vous y pensiez une seule seconde.

Au fil des années, des accouchements, des variations de poids ou de certains efforts répétés, cette structure peut perdre un peu de sa tonicité ou au contraire devenir trop tendue. Comprendre que cet endroit du corps est un véritable système musculaire à part entière, est la première étape pour mieux en prendre soin !

Urinaires, digestives et sexuelles : les fonctions du périnée

Le périnée joue d’abord un rôle clé dans la continence urinaire et fécale. Ce sont ses muscles qui se contractent pour retenir les urines ou les gaz, et qui se relâchent au bon moment lorsque vous allez aux toilettes. Quand il est affaibli, de petites fuites peuvent apparaître durant une activité ou même au repos.

Il intervient aussi dans le soutien des organes : un plancher pelvien solide permet de maintenir la vessie, l’utérus et le rectum à leur place. Lorsqu’il se relâche trop, un sentiment de pesanteur dans le bas-ventre ou une impression que “quelque chose descend” peuvent apparaître : ce sont des signes possibles de prolapsus (descente d’organe) qui méritent de consulter un professionnel de santé.

Enfin, le périnée participe activement à la vie sexuelle. Un tonus musculaire harmonieux permet de mieux sentir les mouvements pendant le rapport sexuel, de moduler les contractions, d’augmenter parfois la perception du plaisir. À l’inverse, un périnée très relâché ou trop contracté peut être associé  à des douleurs ou à une diminution des sensations. Prendre soin de cette partie du corps, ce n’est donc pas seulement “prévenir les fuites urinaires”, c’est aussi préserver votre qualité de vie intime et votre confiance en vous.

Pourquoi le périnée est plus fragile après 40 ans ?

À partir de la quarantaine, plusieurs facteurs se cumulent et peuvent rendre le périnée plus vulnérable. D’abord, il y a le passé obstétrical : même si vos accouchements remontent à plusieurs années, les étirements subis par le plancher pelvien, parfois l’utilisation de forceps ou une épisiotomie, laissent une trace. Si la rééducation du périnée n’a pas été faite ou a été incomplète, il peut progressivement se détendre.

S’ajoute ensuite la période de préménopause puis la ménopause, avec la baisse progressive des œstrogènes. Ces hormones jouent un rôle important dans la qualité des tissus : elles influencent l’élasticité, l’hydratation des muqueuses et la tonicité. Quand leur niveau diminue, les tissus du périnée peuvent devenir moins souples, ce qui favorise le relâchement musculaire.

Le mode de vie a également un impact : sédentarité, constipation chronique, sports à fort impact (course à pied, sauts, certains cours de fitness intenses) augmentent la pression vers le bas sur le plancher pelvien. Si on ajoute parfois le stress et la charge mentale qui se ressent jusque dans la façon de respirer et la mauvaise posture, on comprend pourquoi cette sphère peut finir par dire stop.

Mais bonne nouvelle : il n’est jamais trop tard pour en prendre soin ! Même après 40 ans, des exercices appropriés et quelques changements d’habitudes peuvent vraiment faire la différence.

Comment savoir si votre périnée doit être remusclé ?

Les signaux d’alerte : fuites urinaires, pesanteur et gêne intime

Un périnée qui fatigue ne prévient pas toujours de façon spectaculaire. Les signes sont souvent discrets, “banalisés”, surtout après 40 ans. Parmi les signes qui indiquent qu’il faut muscler le périnée :

  1. Des petites fuites urinaires : une goutte qui s’échappe quand tu ris, tousses, éternues ou portes un sac lourd ;  des pertes urinaires pendant ou après une session de sport (course, sauts, fitness…). 
  2. Une sensation de pesanteur dans le bas du bassin  comme si “ça tirait vers le bas” en fin de journée ;  impression de boule ou de corps étranger dans le vagin, surtout en position debout prolongée. 
  3. Une gêne intime diffuse inconfort vaginal, impression de “laxisme” ou au contraire de tension permanente ;  diminution de la sensibilité pendant les rapports

Ces signes ne sont ni une fatalité, ni “un effet de l’âge”. Ils indiquent souvent que le plancher pelvien demande du soutien. Même si les symptômes restent légers, c’est le bon moment pour commencer à prendre soin de ton périnée, plutôt que d’attendre qu’ils s’aggravent. Et si ces gênes t’inquiètent, tu peux en parler à ton médecin, ta sage-femme ou ton/ta kiné : ils entendent ces inquiétudes tous les jours, sans jugement.

Périnée trop relâché ou trop tonique : apprendre à faire la différence

On parle beaucoup de périnée “relâché”, mais il peut aussi être… trop contracté. Dans les deux cas, le résultat peut être inconfortable, mais la prise en charge ne sera pas la même.

  • Quand le périnée est plutôt relâché : fuites urinaires durant une activité ;  pesanteur pelvienne, impression que “tout tombe” ;  difficulté à retenir gaz ou selles ; impression de manque de tonus pendant les relations sexuelles. 

Dans ce cas, l’objectif sera de renforcer progressivement les muscles du plancher pelvien, avec des exercices ciblés et, si besoin, une rééducation encadrée.

  • Quand le périnée est plutôt trop tonique : douleurs pendant les rapports, une impression de brûlure ou de blocage ;  difficulté à insérer un tampon, une coupe menstruelle ou une sonde ;  tension diffuse dans le bassin, parfois associée à des douleurs lombaires ;  impossibilité de “laisser aller” ou de relâcher complètement la zone.

Ici, le souci n’est pas de “muscler plus”, mais au contraire d’apprendre à détendre : travailler sur le souffle, faire des exercices de détente, parfois accompagnement spécifique par un·e professionnel·le.

Quand consulter une sage-femme, un gynécologue ou un kinésithérapeute

On a parfois tendance à attendre “que ce soit vraiment grave” pour demander un accompagnement ou un conseil médical. Pourtant, consulter tôt permet souvent de soulager les problèmes pelviens et de retrouver du confort plus vite, avec des moyens faciles à mettre en place. Vous pouvez prendre rendez-vous avec :

  • Une sage-femme

La sage-femme peut être un très bon accompagnement et pas seulement après un accouchement ! De nombreuses sages-femmes sont formées à la rééducation périnéale, y compris chez les femmes ménopausées. Elles peuvent :   évaluer le tonus du périnée ;  expliquer comment le contracter et le détendre;  proposer un programme d’exercices adaptés.

  • Un·e kinésithérapeute spécialisé·e en pelvi-périnéologie

Il ou elle utilise différentes techniques efficaces : travaux manuel, exercices guidés, parfois biofeedback (un dispositif médical qui permet de visualiser les contractions sur un écran), voire électrostimulation dans certains cas. Cet accompagnement est particulièrement utile si :   les fuites deviennent fréquentes ;  vous ressentez une vraie pesanteur ou un début de descente d’organe ;  vous avez mal pendant les relations sexuelles ou dans la vie de tous les jours.

  • Le gynécologue ou le médecin

Ils peuvent faire un premier bilan, vérifier qu’il n’y a pas d’autre cause à tes symptômes, et orienter vers la bonne prise en charge et une aide spécialisée (sage-femme, kiné, urologue…). C’est aussi un bon moment pour parler de ménopause, de traitements hormonaux éventuels ou de sécheresse vaginale, qui influencent la qualité des tissus du périnée.

Les bons réflexes pour protéger son périnée

Respiration, posture : quelques gestes accessibles pour préserver le plancher pelvien

On pense rarement à son périnée quand on se tient debout dans la cuisine, qu’on répond à des mails ou qu’on monte les escaliers. Pourtant, c’est justement dans ces moments ordinaires que le plancher pelvien subit le plus de petites pressions répétées. Deux alliés sont essentiels : la respiration et la posture.

Quand on respire “haut”, uniquement avec la poitrine, l’abdomen reste souvent rentré et les tensions se déplacent vers le bas du bassin. À l’inverse, un souffle plus ample, avec le diaphragme, laisse la cage thoracique et l’abdomen bouger naturellement. À l’inspiration, le ventre se détend ; à l’expiration, il se réengage doucement, sans forcer. Cela permet de limiter les hyperpressions sur le périnée.

Côté posture, l’objectif n’est pas d’être parfaitement droite en permanence, mais de trouver un alignement confortable :

  • pieds bien ancrés au sol ;
  • genoux légèrement déverrouillés ;
  • bassin ni trop basculé en avant, ni trop en arrière ;
  • sommet du crâne qui “s’étire” vers le ciel, sans raideur.

Imaginez que la colonne vertébrale se place comme un fil qui relie le haut du corps au bassin. Cet alignement accompagne les muscles profonds, dont le plancher pelvien, à travailler ensemble plutôt que chacun dans son coin. Si vous pratiquez déjà le yoga ou le Pilates, vous retrouverez ces notions-là !

Les habitudes que vous pouvez ajuster

Protéger son périnée au quotidien, ce n’est pas tout changer du jour au lendemain. C’est surtout ajuster quelques habitudes qui, mises bout à bout, font une vraie différence :

  • À la toilette : éviter de pousser fort pour uriner ou pour aller à la selle ;  prendre le temps, plutôt que de se forcer à “finir vite” ;  en cas de constipation fréquente, travailler aussi sur l’alimentation, l’hydratation et l’activité physique. 
  • Quand vous portez quelque chose de lourd (pack d’eau, sac de courses, carton…) : se rapprocher de la charge plutôt que de la soulever bras tendus ;  fléchir légèrement les genoux, engager le souffle en expirant ;éviter de monter les escaliers avec des objets très lourds dans une seule main, pour ne pas déséquilibrer le bas du corps.
  • Dans la journée : éviter les longs moments assise sans bouger : se lever, s’étirer, marcher quelques minutes ; éviter de croiser les jambes en permanence, ce qui peut favoriser certaines tensions ; dire stop aux abdos “crunchs” ou relevés de buste classiques, très hyperpressifs pour le plancherpelvien, surtout après 40 ans. 

Ces petits changements n’ont l’air de rien, mais ils réduisent les pressions inutiles sur le périnée. Ils sont d’autant plus précieux si vous démarrez en parallèle des exercices musculaires ciblés : vous évitez ainsi de “réparer d’un côté” tout en abîmant sans le vouloir de l’autre.

Les exercices simples pour muscler son périnée à la maison

Exercices de kegel pas à pas en position assise ou allongée

Les exercices de Kegel sont la base du renforcement permettant de soutenir les organes pelviens. Leur objectif : apprendre à contracter et à décontracter les muscles du périnée de manière précise, sans recruter les fessiers, les cuisses ou les abdominaux superficiels.

Pour commencer, installez-vous dans une position confortable :

  • soit assise, dos droit, pieds au sol, épaules relâchées ;
  • soit en position allongée sur le dos, genoux fléchis, pieds à plat, bassin neutre.
  1. Imaginez que vous voulez retenir une envie d’uriner et empêcher le passage d’un gaz.
  2. Contractez alors les muscles autour de l’urètre et de l’anus, comme si vous “remontiez” ces parties vers l’intérieur.
  3. Gardez la contraction quelques secondes (2 à 5 au départ), puis relâchez complètement.

Pendant l’exercice, vérifiez que :

  • vos fesses restent souples ;
  • vos cuisses ne se crispent pas ;
  • votre souffle reste fluide (évitez de le bloquer).

Vous pouvez réaliser 10 contractions lentes, 1 à 2 fois par jour, puis augmenter progressivement la durée de contraction (jusqu’à environ 8–10 sec.) et le nombre de répétitions, selon votre confort. Il est déconseillé de faire ces exercices en retenant réellement vos urines sur les toilettes : à la longue, cela peut perturber le réflexe de vidange de la vessie.

Exercice du demi-pont pour mobiliser bassin et muscles profonds

Le demi-pont est un exercice facile qui associe le bassin, les fessiers et le plancher pelvien. Il permet de renforcer le périnée mais aussi les muscles profonds.

  • Allongez-vous sur le dos, genoux pliés, pieds écartés de la largeur du bassin.
  • Placez les bras le long du corps, paumes vers le sol.
  • À l’expiration, commencez par contracter doucement votre périnée, comme dans les exercices de Kegel.
  • Puis, en gardant cette contraction légère, poussez dans vos pieds pour soulever le bassin vers le plafond, vertèbre après vertèbre, jusqu’à former une ligne épaules–bassin–genoux.
  • Maintenez 5 à 10 secondes, en respirant calmement, sans pousser vers le bas.
  • Redescendez ensuite doucement le bassin en inspirant, en relâchant progressivement la contraction.

Vous pouvez répéter cet exercice 8 à 10 fois, 2 à 3 fois par semaine. L’idée n’est pas de monter le plus haut possible, mais de sentir que le périnée accompagne le mouvement, sans douleur ni tension excessive.

Visualisation de l’ascenseur pour moduler la tonicité

La visualisation de “l’ascenseur” est une image très utile pour travailler différents niveaux d’intensité dans la compression du périnée, sans crispation.

  • Installez-vous en position assise ou allongée, dans un endroit calme.
  • Fermez les yeux et imaginez que votre périnée est un ascenseur au rez-de-chaussée.
  • Contractez très légèrement, comme si vous montiez au premier étage : une contraction douce, que vous pouvez tenir 1 à 2 secondes.
  • Augmentez un peu la pression (deuxième étage), puis encore un peu (troisième étage), jusqu’à votre “maximum confortable”.
  • Restez quelques instants à ce niveau, puis redescendez étage par étage, en diminuant progressivement l’intensité, jusqu’au relâchement complet.

Vous pouvez répéter cette montée–descente 5 à 10 fois, en restant attentive à deux points :

  • ne pas serrer le ventre, les fessiers ou les mâchoires ;
  • veiller à bien relâcher entre les séries.

Cet exercice est particulièrement intéressant si vous avez tendance à vous crisper facilement : il vous permet de sentir qu’un périnée tonique n’est pas forcément “dur comme du béton”, mais capable de jouer sur toute une palette de contractions et de relâchements.

Protéger le plancher pelvien avec les abdominaux hypopressifs

Les abdominaux hypopressifs sont une méthode de renforcement qui vise à tonifier la sangle abdominale profonde sans augmenter la pression sur le plancher pelvien. Ils peuvent être un excellent complément après 40 ans, surtout si vous avez déjà eu des fuites ou une descente d’organe.

Le principe : associer une posture précise à une respiration particulière, qui crée une sorte d’appel vers le haut au niveau du ventre et du thorax, au lieu de pousser vers le bas.

Une version très simplifiée, à pratiquer uniquement si vous êtes à l’aise et sans antécédent particulier complexe :

  • Asseyez-vous ou tenez-vous debout, dos droit, mains posées sur les côtes.
  • Inspirez par le nez, puis expirez complètement par la bouche, comme si vous vouliez vider l’air au maximum.
  • Quand les poumons sont vides, bloquez la respiration quelques secondes et imaginez que votre cage thoracique s’ouvre, comme si vous vouliez inspirer sans laisser entrer l’air : le ventre se creuse naturellement vers l’intérieur.
  • Relâchez, respirez normalement, puis recommencez après une ou deux respirations calmes.

Ce type de travail demande souvent un apprentissage encadré au départ. Il est donc préférable de le découvrir avec un·e professionnel·le formé·e (kinésithérapeute, professeur de gym ou de yoga spécialisé).

Fréquence, durée et régularité : au bout de combien de temps voit-on des résultats ?

Pour que le périnée se renforce, il a besoin de régularité plus que de sessions très longues. De petites pratiques fréquentes sont souvent plus efficaces qu’un “gros effort” de temps en temps.

En pratique, vous pouvez viser :

  • pour les exercices de Kegel : 1 à 2 séances par jour, 5 à 10 minutes à chaque fois ; 
  • pour le demi-pont et les visualisations : 2 à 3 fois par semaine ;

Les premières sensations de changement peuvent apparaître au bout de quelques semaines, mais il faut souvent 2 à 3 mois de pratique régulière pour constater une amélioration nette des fuites ou de la pesanteur. Si, malgré une bonne régularité, vous ne percevez aucun progrès, ou si les symptômes s’aggravent, il est important de consulter : cela permettra de vérifier que les exercices sont adaptés à votre situation.

N’oubliez pas que ces exercices ne remplacent pas un avis médical personnalisé, surtout si vous avez déjà une incontinence marquée, une descente d’organe diagnostiquée ou des douleurs persistantes. Ils sont en revanche un excellent soutien, en complément d’une rééducation périnéale proposée par une sage-femme ou un·e kinésithérapeute.

Muscler son périnée en préménopause ou à la ménopause

Incontinence légère, descentes d’organes : ne plus banaliser les “petites fuites”

À l’approche de la ménopause ou une fois cette étape passée, il est fréquent de voir apparaître des fuites urinaires légères : quelques gouttes quand vous riez, une perte incontrôlée à la course ou en descendant les escaliers, une urgence pressante difficile à retenir. Beaucoup de femmes les minimisent en se disant que “c’est normal à cet âge” ou que “toutes les mamans ont ça”. En réalité, ces signes sont surtout le reflet d’un plancher pelvien qui a besoin d’aide.

La baisse des œstrogènes rend les tissus moins élastiques, le soutien de la vessie et de l’utérus peut être moins efficace, et le périnée déjà fragilisé par les grossesses ou certains efforts répétés peut commencer à “lâcher”. Cela peut se traduire par :

  • des fuites à l’effort (toux, marche rapide, sport) ;
  • une pesanteur dans le bas du ventre, surtout en fin de journée ;
  • parfois un début de descente d’organe (prolapsus), avec une sensation de boule ou de corps étranger dans le vagin.

Plus ces symptômes sont pris tôt au sérieux, plus il est possible d’agir avec des moyens simples : rééducation périnéale, exercices réguliers à la maison, ajustement de certaines habitudes de vie. Il n’est jamais “trop tard” pour consulter, même si vos grossesses datent de 10, 20 ans ou plus.

Oser en parler à votre médecin, votre gynécologue ou votre sage-femme est une vraie démarche de soin envers vous-même : ils peuvent vous proposer un bilan, des séances de rééducation, parfois des solutions locales pour améliorer le confort des tissus. Si vous lisez aussi les autres contenus de Rewell Mag consacrés à la ménopause et au bien-être intime, vous verrez que ces troubles ne définissent pas votre féminité, et qu’il existe de nombreux leviers pour les apaiser.

Adapter sa pratique sportive après 40 ans pour protéger le plancher pelvien

L’activité physique reste un allié précieux pour la santé cardiaque, l’humeur, le sommeil et le poids… mais certains sports peuvent être plus exigeants pour le périnée, surtout après 40 ans. L’objectif n’est pas d’arrêter de bouger, mais d’ajuster votre pratique pour qu’elle reste une alliée, et non une source supplémentaire de pression sur le bassin.

Les activités à forts impacts répétitifs (course à pied sur sol dur, sauts, HIIT, certains cours de fitness très explosifs) augmentent les contraintes vers le bas. Si votre périnée est déjà fragilisé, cela peut majorer les fuites ou la pesanteur. Vous pouvez alors :

  • réduire temporairement l’intensité ou la fréquence de ces séances ;
  • privilégier des terrains plus souples, raccourcir les durées, éviter de courir avec une vessie trop pleine ;
  • alterner avec des pratiques plus douces pour le périnée : marche rapide, vélo bien réglé, natation, yoga, Pilates, renforcement musculaire sans sauts.

L’idéal est de combiner :

  • un travail spécifique du périnée(exercices de Kegel, visualisations, demi-pont),
  • un renforcement global du corps,
  • et des sports plaisir, choisis en fonction de votre énergie et de vos envies.

Si vous constatez que certaines séances déclenchent systématiquement des fuites ou une sensation de descente, c’est un signal important à partager avec votre professionnel·le de santé. Dans un autre article de Rewell, vous pourrez approfondir comment reprendre ou adapter le sport après 40 ans en tenant compte non seulement du périnée, mais aussi des articulations, du cœur et de la récupération.

Et si vous alliez plus loin avec un renforcement doux de la sangle abdominale ?

Prendre soin de votre périnée, c’est déjà un grand pas. Pour aller plus loin, il peut être très intéressant de s’intéresser à vos abdominaux profonds, ceux qui travaillent en synergie avec le plancher pelvien. Un caisson abdominal bien géré aide à répartir les pressions, à soutenir le dos et à protéger le bassin.

Les approches de type abdominaux hypopressifs, certains exercices de Pilates ou de yoga doux permettent de :

  • renforcer la ceinture abdominale sans écraser le périnée ;
  • améliorer la posture et la respiration ;
  • se sentir plus stable, plus “rassemblée” dans son centre.

Dans la continuité de cet article, vous pourrez découvrir sur Rewell Mag des contenus dédiés à ces méthodes de renforcement doux, avec des idées de mouvements adaptés aux femmes de plus de 40 ans. Associer ce travail à celui que vous faites déjà pour votre périnée crée un véritable cercle vertueux : plus de confort au quotidien, moins de fuites, un bassin mieux soutenu et une relation plus sereine à votre corps qui change.

Juliette Paturel

Juliette Paturel

Après une licence en Economie Gestion à l'Université de Rennes et un Master en Stratégie Digitale, Juliette Paturel s'est recentrée sur ce qui la passionne vraiment : la rédaction web au sujet du bien-être de la femme ! Aujourd'hui, elle s'est spécialisée sur les actifs qui peuvent réellement changer la vie des femmes.
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