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Agustín Galiana : « J’ai appris à 40 ans que j’avais une soeur »

agustin galiana

Comédien révélé dans Clem, vainqueur de Danse avec les stars, chanteur — Agustín Galiana est venu se confier à Rewell Mag dans ce nouvel épisode de Transmission. Découvrez son histoire de silences, de places manquantes et d’un long chemin vers soi.

Une soeur qu'on lui avait caché

Agustín a grandi dans une famille espagnole soudée, où plusieurs générations habitaient le même immeuble. Des grands-parents pêcheurs d’un côté, chocolatiers de l’autre, des parents enseignants. Une enfance « à l’espagnole », dit-il.

Mais quelque chose manquait, sans qu’il puisse le nommer. Parfois son père glissait le mot « ta sœur » dans une phrase, en parlant de sa mère. Agustín ne comprenait pas. Il sentait qu’il n’était pas vraiment l’aîné, sans pouvoir s’en expliquer la raison.

C’est à presque 40 ans, au détour d’une conversation anodine avec sa mère, qu’il a appris l’existence de Maria. Sa sœur aînée, décédée quelques jours après sa naissance. Sa mère avait 21 ans. Elle était seule quand les médecins lui ont annoncé la nouvelle. Et la famille, dans une douleur impossible à traverser à voix haute, a simplement fait silence.

Agustín ne parle pas de trahison. Mais il avait besoin de lui donner sa place, de la faire exister ailleurs que dans le silence. C’est ce qu’il a fait en lui dédiant son livre.

Porter le poids d'une histoire restée secrète

Ce que cette révélation a mis en lumière, c’est tout ce qui s’était construit dans l’ombre de ce silence. Agustín parle d’enfant de réparation — non pas pour remplacer, mais pour apaiser un vide que personne ne nommait. Cette mission, il ne l’a formulée que bien plus tard, pendant le confinement. Mais il l’avait portée toute sa vie sans le savoir.

Enfant sensible dans une Espagne post-Franco, attiré par la danse, le théâtre, le chant, il se sentait décalé. Il a connu des années de harcèlement scolaire. Aujourd’hui il le voit comme un jeu de pouvoir, jamais personnel, et il remercie ceux qui l’ont traversé avec lui parce qu’ils l’ont entraîné pour la vie. Mais sur le moment, ça a fait très mal.

Le divorce de ses parents a ajouté autre chose. Personne n’expliquait rien. Alors il a conclu, comme beaucoup d’enfants, que c’était de sa faute.

Se construire, malgré tout

À 18 ans, il décide de suivre ce qu’il ressent. Il part à Valence, entre au ballet. Trois mois plus tard, il danse le Casse-Noisette sur scène. Une victoire intime !

Puis viennent Madrid, les années sans travail, une dépression qu’il n’a pas su nommer sur le moment. Et sept ans de silence avec sa mère, une rupture née d’un malentendu profond, qui l’a pourtant obligé à apprendre à avancer seul.

C’est lui qui est revenu vers elle. Il ne voulait pas reproduire avec sa mère ce qu’il avait vécu avec son père. La relation s’est reconstruite différemment, plus librement.

Paris est arrivé presque par hasard. Un voyage d’anniversaire, deux mots de français dans le bagage.

Ce que cet épisode laisse, c’est une conviction. Agustín ne prétend pas détenir de formule universelle. Ce qu’il dit, c’est que nous savons tous, au fond, les clés. La vraie question, c’est de décider de s’en saisir.

Il a traversé des zones d’ombre réelles. Mais il a compris que pour dégager de la lumière, il faut avoir connu l’obscurité. Ce livre, il l’a écrit pour ceux qui doutent. Pour leur dire qu’on peut se relever et trouver une autre voie !

Juliette Paturel

Juliette Paturel

Après une licence en Economie Gestion à l'Université de Rennes et un Master en Stratégie Digitale, Juliette Paturel s'est recentrée sur ce qui la passionne vraiment : la rédaction web au sujet du bien-être de la femme ! Aujourd'hui, elle s'est spécialisée sur les actifs qui peuvent réellement changer la vie des femmes.
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